Sensations assurées à Baños.

Le 5 et 6/06/2019 – Ingrid.

Nous voilà arrivés à Baños, ville thermale.

Mais nous n’y venons pas pour ses bains mais pour ses cascades et nous essayer à ses sports extrêmes en tout genre : rafting, canyoning, saut à l’élastique, VTT, et ziplines impressionnantes (tyroliennes).

C’est cette dernière option que nous avons retenue.

C’est ainsi qu’après une bonne nuit dans un hôtel rempli de jeunes backpackers qui voyagent tous plusieurs mois, nous partons pour une matinée de tyroliennes et autres.

A peine sommes nous arrivés qu’on nous arnache d’un premier baudrier classique avec 2 poulies fixées dessus, puis d’un second qui enserre nos épaules, de gants et d’un casque.

Nous voilà prêts pour affronter notre première tyrolienne de 700 m de long, avec la particularité d’être allongés pour celle-ci, avec la tête en avant pour ne rien rater du spectacle impressionnant qui va se dérouler sous nous.

Nicolas et Colombe s’élancent en binôme en premier. Nous les entendons crier durant toute la descente.

Puis c’est le tour, de Mahaut et moi. Une fois suspendue à l’horizontale, Mahaut me dit qu’elle n’a plus trop envie. Désolée ma cocotte, mais c’est trop tard. Le guide nous a déjà lâché les pieds et nous sommes entrain de survoler la rivière à une vitesse soutenue. A peine parties, que nous sommes déjà arrivées. Tout compte fait, Mahaut a adoré et en redemande.

Ca tombe bien puisqu’on enchaine avec une tyrolienne classique de 300m.

Ensuite, il faut traverser un pont suspendu de plus de 100m de long qui est situé à plus de 40 m du sol. Bien sur nous sommes rattachés par notre baudrier à un câble  tendu pour éviter toute chute fatale.

Nicolas se lance le premier puis Mahaut. A la moitié du pont, juste au dessus des rapides, Mahaut ne parvient plus trop à avancer, le regard fixé vers le fond. Je me rapproche alors d’elle et lui explique calmement qu’elle ne doit pas regarder dessous mais droit devant elle. Elle suit mes conseils et là voilà repartie. Elle atteint enfin la passerelle, soulagée et fière d’y être arrivée. Encore une fois, elle se sera dépassée.

Colombe est à son tour sur le pont suspendu, et s’amuse comme une folle à sauter et à faire bouger le pont dans tous les sens avec les autres touristes. Ça s’amuse bien!

Puis, nous sautons chacun notre tour sur une espèce de skateboard suspendu dans le vide, pour une centaine de mètres de glisse dans le vide. Plutôt sympa.

Il nous faut maintenant reprendre de la hauteur et pour cela nous nous lançons dans une via ferrata vertigineuse, toujours bien assurés heureusement. Mahaut, qui veut se mettre à l’escalade à la rentrée, a adoré.

C’est ainsi que nous atteignons l’esplanade de notre dernier parcours à sensations : un pont gigantesque de 200 m de long, à plus de 100m de hauteur.

Cette fois ci il y a des petites planches pour poser les pieds à espaces réguliers. Colombe s’élance la première avec la volonté de faire vibrer le pont au maximum. Puis Mahaut, Nicolas et moi. Au départ, on s’amuse bien à faire trembler le pont suspendu, mais arrivés à un peu plus de mi-parcours, Nicolas, un peu blême nous dit d’arrêter de bouger dans tous les sens.

Ils continuent d’avancer et une fois tous arrivés sur la plateforme finale, Nicolas m’avoue qu’à mi parcours Mahaut lui a dit que son baudrier glissait et qu’il lui arrivait presque à mi cuisse. Autant vous dire que Nicolas a essayé de garder son calme pour que Mahaut regagne la plate forme mais bien conscient du danger.

Donc un conseil, si vous faites de l’accrobranche, tyrolienne ou canyoning avec des enfants en bas âge, vérifiez régulièrement le serrage de leur baudrier et n’attendez pas que ça soit les encadrants qui le fassent car certains n’y pensent pas une seconde.

Au final tout finit bien et nous avons passé un bon moment malgré des guides insuffisamment professionnels et peu souriants.

Nous ne ferons donc pas de pub pour ce parcours de tyroliennes. Nous la déconseillons même avec des enfants car au niveau de la via ferrata ils n’ont vérifié ou expliqué à aucun moment aux filles comment décrocher et raccrocher successivement leurs mousquetons. Heureusement que j’étais juste derrière Mahaut pour le faire pour elle et pour qu’ainsi elle soit constamment assurée.

Pour nous remettre de nos émotions, nous allons déguster une excellente fondue savoyarde puis une fondue au chocolat.

Heureusement, au programme de l’après-midi, c’est sieste, devoirs et jeux de société.

Nous dînons à l’hôtel qui offre un repas gratuit 3 soirs de la semaine. Il y règne une très bonne ambiance avec plein de jeunes backpackers. Colombe n’hésite pas à aller discuter à droite à gauche en anglais. Rien ne l’arrête !

Après une bonne nuit, nous décidons de nous lancer pour 20 km à vélo pour parcourir la fameuse route des cascades.

Nous trouvons un vélo taille enfant pour Mahaut, un peu plus grand que celui auquel elle est habituée, et nous voilà partis. Enfin nous roulons doucement car Mahaut n’est pas à l’aise à cause de la taille du vélo, de la circulation avec les camions et les bus qui nous dépassent et les vitesses qu’elle doit apprendre à passer. Je ferme la route pour indiquer aux voitures de rouler doucement et de dépasser large, parce que la trajectoire de Mahaut n’est pas toujours droite. Heureusement, il y a des portions de voix cyclables à certains moments.

Sur la route, nous nous arrêtons pour voir les touristes s’élancer sur différentes tyroliennes ou faire d’autres activités à sensations, il y en a tout le long du chemin.

Nous admirons aussi plusieurs cascades en chemin pour finir à la plus grande, la plus connue : Pailon del Diablo.

Et alors là, quel spectacle époustouflant ! Cette cascade est vraiment impressionnante avec ses litres d’eau qui se déversent de plus de 200 m de haut.

Nous posons pour des photos à proximité de la cascade quand un coût de vent dévie légèrement la trajectoire de l’eau et nous nous faisons littéralement trempés. Heureusement on avait enfilé nos capes de pluie par précaution juste avant.

Nous restons un bon moment à admirer ces chutes d’eau, subjugués par la force de la nature. Il m’est difficile de m’arracher à cette contemplation.

Nous hésitons à rouler jusqu’à une autre cascade mais le ciel s’obscurcit vraiment beaucoup et la fatigue commençant à se faire sentir chez les filles, nous préférons charger les vélos à l’arrière d’un pick up et rentrer à l’hôtel.

Et puis, il y a encore une séance d’école à faire.

Nous finirons notre séjour à Baños par un bon dîner dans un restaurant mexicain: « A lo mero mero ». Après avoir avalé quelques fajitas et nachos, nous regagnons l’hôtel.

 

 

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