El Cajas ou l’Ecosse en Equateur !

9/06/2019 – Nico.

Si nous sommes venus à Cuenca, c’est certainement pour le charme de la ville. Nous en avons largement profité hier en arpentant les rues ensoleillées en long, en large et en travers. Mais c’est surtout pour aller randonner dans le parc national de El Cajas. Un parc réputé pour ses paysages aux allures d’Écosse, mélange de montagnes abruptes et de quelques 230 lacs !

Ce matin, contrairement à hier, il fait gris. Il paraît cependant, que c’est sous un ciel nuageux, voire brumeux qu’on apprécie le mieux la beauté de ces paysages… Après tout, certains disent la même chose de la Bretagne !

Seulement, une heure de bus plus tard, nous arrivons à l’entrée du parc, sous la pluie. Ingrid à repéré un itinéraire hors des sentiers battus ; nous descendons donc du bus un peu plus loin. L’idée plaît également à deux voyageurs qui proposent de nous accompagner. Nous sommes ainsi heureux d’accueillir Mickaël, français, et Mary-Kim, américaine, dans notre fine équipe. Il nous faudra parcourir 8km. Cela paraît simple au vu de notre entraînement et pourtant, nous comprenons rapidement que ça ne va pas être du gâteau…

Nous progressons, sous la pluie dans des chemins boueux et super glissants. La moindre descente devient un véritable parcours du combattant où chacun se donne la main pour éviter de faire la savonnette. Nous enchainons ainsi les figures artistiques au son des « oh joli ! » ou encore « bien rattrapé ! » et parfois « ça va ? pas trop mal ? », mais chacun garde la bonne humeur malgré la pluie et le froid. Et oui, nous sommes quasiment à 4000 mètres d’altitude et nos doigts sont tout gelés.

Les paysages sont en effet très différents de ce qu’on avait vu jusque-là, et tellement loin de ce que j’avais imaginé de l’Equateur !

Au bout d’une bonne heure de marche, nous arrivons à proximité de l’entrée du parc où il y a un refuge et probablement la possibilité de nous sécher un peu. Même si nos coupes-vent imperméables semblent encore tenir, nos pantalons sont trempés par la pluie et les herbes hautes que nous traversons.

Pourtant la pluie semble s’arrêter et nous sommes, malgré tout, émerveillés par les paysages. Aussi nous décidons de poursuivre notre itinéraire initial qui nous éloignera définitivement du refuge.

Quelques minutes plus tard, l’averse recommence. Nous continuons tout de même.

Nous passons ensuite par une sorte de forêt assez étonnante, composée d’arbres fins et tout tordus. Nous en profitons pour manger rapidement nos sandwiches, à l’abris d’une petite grotte. Ce sera une mini pause car nos corps se refroidissent vite.

Nous reprenons alors notre marche qui ne progresse pas bien vite, à cause de la boue toujours. Au concours du pantalon le plus sale, Mahaut est en tête !

Je m’étonne alors silencieusement de mes filles, qui à part quelques brèves larmes pour des orteils ou des doigts gelés, se plaignent vraiment peu de la situation. Elles continuent, malgré la difficulté, à marcher, et trouvent encore le moyen de rire des glissades rocambolesques que nous faisons bien involontairement. Nos invités, Mickaël et Mary-Kim, sont épatés de leur courage. Je me dis qu’au début du voyage, elles n’en auraient certainement pas eu autant et qu’en cela, elles ont vraiment grandi !

Nous traversons encore des paysages dignes de l’Ecosse pendant deux bonnes heures. Nous contournons les lacs et traversons les collines jusqu’à rejoindre enfin la route, à la sortie du parc national.

Nous sommes à tordre, il pleut toujours, et nous devons attendre le bus qui passe toutes les demi-heures. Heureusement, un gros pick-up nous prend en stop au bout d’un bon quart d’heure. Nous nous entassons tous les six sur la banquette arrière et nous voilà, une heure plus tard à notre hôtel !

Après une bonne douche chaude pour tout le monde, il nous faudra bien une heure de plus pour laver nos pantalons, chaussettes et chaussures en espérant qu’elles soient sèches avant notre retour pour Quito, après-demain.

Ce soir, c’est soirée cinéma sous la couette ! On ne peut pas refuser ça aux filles après le courage incroyable qu’elles ont encore montré aujourd’hui. Astérix, mission Cléopatre au programme !

 

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