Abel Tasman, le magnifique!

Le 25/01/2019 – Ingrid.

Après une nuit dans un Free camp sur un parking sans charme, nous roulons les derniers kilomètres qui nous séparent de Marahau, l’une des portes d’entrée au fabuleux parc national d’Abel Tasman. Nous avons réservé, avec nos amis, 9 places dans un bateau taxi pour nous conduire à Bark Bay, la portion Bark Bay-Anchorage Bay étant réputée pour être la plus jolie.

Le départ est un peu étonnant, puisque nous montons directement dans les bateaux qui sont eux mêmes montés sur des roulottes tirés par des tracteurs, pour l’instant garés sur le parking de l’agence de taxi. C’est donc dans un bateau tiré par un tracteur que nous prenons notre envol. Le tracteur va jusqu’à la mer et y pénètre même sur quelques mètres afin d’y larguer le bateau et ses passagers. Puis moteur à fond, nous surfons sur la mer d’un bleu turquoise étonnant. Nous faisons un petit stop sur Adèle Island pour observer des phoques qui se dorent la pilule au soleil.

 

Après une heure de traversée, nous posons enfin le pied sur la belle plage de Bark Bay. Nous avons prévu un peu inconsciemment de faire Bark Bay – Marahau sur la journée soit près de 22 km, ce qui est normalement conseillé sur deux jours. Je suis septique. Très rapidement, nous nous rendons compte que ce n’est pas parce que le chemin est côtier que c’est plat, ça monte et ça descend sans arrêt. Et les 7h de marche annoncées au départ, nous paraissent déjà illusoires. Nous marchons d’un bon pas avec les enfants qui discutent entre eux et s’amusent à se lancer des sortilèges comme dans Harry Potter.

Le chemin est très joli, il est la plus part du temps en sous bois, il serpente dans une végétation luxuriante avec notamment beaucoup de fougères qui poussent au bout d’un tronc, ces fameux arbres emblèmes de la Nouvelle Zélande. Nous apercevons entre les arbres, la mer, nous passons sur des petits ponts pour enjamber de très beaux ruisseaux et puis de temps en temps, une plus grosse percée dans les arbres nous laisse sans voix, en admiration devant la baie magnifique.

Arrivés à Torrent Bay, après 8km et 2h30 de marche, une pause pique-nique s’impose face à la mer qui monte et qui remplit la baie. Oh que c’est beau!

Cela signifie aussi que le chemin bas est recouvert par la mer et qu’il faut donc que nous passions par le chemin haut, ce qui nous rajoute 3km au 22 km initialement prévus. Nous décidons alors de ne marcher que jusqu’à Anchorage Bay, et de rentrer en bateau taxi à partir d’ici. Nous réservons le retour grâce à une petite cabine téléphonique située près du ponton.

Nous avons envie de profiter de la ballade, de faire des stops baignade et de pouvoir aussi nous arrêter pour admirer la vue et pour ça il faut que l’on puisse ralentir le rythme que les enfants tiennent bien jusque là. Le bon choix est fait et bien évidemment les enfants sont d’accord.

On serait bien tenté par un bain à Torrent Bay, mais le vent s’est levé.

On se remet en marche avec pour objectifs de faire un crochet par les piscines de Cléopatre à 1h de marche d’ici. Là, commence la partie que je trouve la plus belle de la balade. L’anse qui est remplie d’eau à marée haute est vraiment splendide, avec des petits recoins magiques et des points de vue fantastiques sur Torrent Bay et son bras de sable doré.

Puis nous bifurquons vers les cascades et remontons ainsi la très mignonne rivière qui s’écoule. Nous arrivons face à deux bassins aux eaux limpides, surmontés d’une petite cascade charmante. L’appel du bain est irrésistible. Nous voilà vite en maillot de bain, et malgré la grande fraîcheur de l’eau,  nous nous y mettons tous sauf Aurélie pour qui c‘est vraiment trop froid.

Après ce bain revitalisant, nous nous remettons rapidement en marche pour gagner la plage d’Anchorage  afin d’attraper notre bateau retour. Une fois sur la plage, Colombe a le temps de s’offrir un dernier bain. Puis nous embarquons pour une traversée qui secoue un peu plus que le matin et qui fait beaucoup rire les enfants.

Après avoir récupéré les campings-car, nous nous mettons à la recherche d’un camping sauvage. Tâche jamais facile en Nouvelle Zélande où de plus en plus d’emplacements sont interdits aux campings-car, qu’ils soient self contained ou pas. Nous finissons par aviser une aire face à la mer, mais qui est longée par la route. Apéro et dîner sympas suivent. Mais au moment de nous coucher, une voiture s’arrête, ses occupants, sans en descendre, nous crient que c’est interdit de camper là, avec un air menaçant. Dès que Cyrille descend du camping car pour aller voir ce qu’ils veulent, ils redémarrent en trombe. Le dialogue et le courage n’a pas l’air d’être leur fort.

Nous décidons malgré tout de rester là, car aucun panneau ne l’interdit et que d’ailleurs un villageois nous a confirmé, plus tôt, que l’on pouvait se mettre là.

Nous espérons juste qu’ils ne reviendront pas klaxonner en pleine nuit ou pire nous percer les pneus.

Au final, la nuit aura été bonne, et sans encombre.

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