San Gil : la ville de l’extrême.

Du 22 au 25/06/2019 – Ingrid.

 

C’est ainsi que nous atterrissons à l’hôtel papillon, repère des backpackers, pour 3 nuits.

Cette fois-ci nous dormirons à 4 dans la même chambre, et à 3 dans un grand lit. Sylvain, le propriétaire suisse, nous explique toutes les activités que propose la région et nous optons pour 2 h de canyoning, ce qui sera une première pour nous.

C’est ainsi que nous nous retrouvons à 9h du matin avec un baudrier à la taille et un saut de 4m à faire juste devant nous. Mahaut y va sans une seconde d’hésitation. Décidément, elle nous étonnera toujours. Je ferme la marche. Plutôt sympa ce premier saut.

Puis il est temps de nous essayer au rappel. Premier rappel de 12 m. Nicolas se lance le premier, sans grande difficulté étant donné qu’il en a déjà fait.

C’est maintenant le tour de Mahaut. Après avoir bien reçu toutes les consignes de sécurité,  la voilà qui essaye de les mettre en application. Pas si facile que ça que de se lancer en arrière, avec jambes écartées et tendues, les fesses à la hauteur des pieds, quand il y a 12 m de vide sous vous, même si le guide assure une sécurité pour qu’elle ne puisse pas dévisser en cas d’erreur de sa part. Mais la plus inquiète dans l’histoire, c’est la maman, vous vous doutez bien ! J’ose à peine regarder!  Puis c’est le tour de Colombe qui hésite un peu à se lancer, et du coup, le guide me propose de descendre en même temps qu’elle sur la ligne d’à côté. Je n’ai pas vraiment le temps de réfléchir que me voilà déjà suspendue au bout d’une corde. Ça aura eu le mérite de ne pas me laisser le temps d’avoir peur de me lancer. La descente est plutôt sympa au final. en fait, le plus dur est d’oser se lancer au départ.

Puis s’enchaîne une escalade de rochers pour descendre la rivière jusqu’au prochain rappel de 25 m.

 

Là c’est une autre histoire! 25 m de vide, ça fait hésiter encore un peu plus. Nico y va toujours le premier, mais il sourit un peu moins, on le sent un peu crispé.

Puis Mahaut se lance, mais une fois les pieds sur le bord, elle ne veut plus laisser basculer ses épaules. Pas d’autre choix, que de lui dire : il le faut ma belle. Et la voilà qui prend sur elle, et y arrive comme une chef. Bravo ma puce!

Puis Colombe se lance, aidée par un moniteur d’un autre groupe. Et enfin c’est mon tour. J’ai pris le parti pris de ne pas regarder en bas tant que je ne suis pas suspendue dans le vide, et du coup ça roule tout seul! Mais quand le guide me dit de lâcher la main gauche pour faire coucou pour une photo, je lui fais vite comprendre qu’il peut toujours espérer.

Après une nouvelle marche à enjamber les énormes rocs, nous arrivons à notre dernier rappel, plus petit, de 5 m mais pas facile à cause d’une excavation dans la paroi. Mahaut se lance, mais ses pieds glissent sur la paroi mouillée, elle vient par conséquent un peu taper la pierre et se fait mal à une main en plus de la petite frayeur.

La fatigue commence à se faire sentir. Colombe glisse sur une pierre recouverte de mousse, et s’offre un vol plané impressionnant la tête la première contre un rocher. Heureusement, la tête n’a rien grâce au casque, elle s’en sort juste avec de beaux hématomes. Nous poursuivons tranquillement en faisant le plus attention possible à où nous posons nos pieds.

Arrive enfin, après plus de 3 h de canyoning, le dernier saut. Il s’agit d’un saut de 8 m où il faut réussir à sauter à pieds joints à plus de 1,5 ou 2 m en avant pour ne pas se fracasser sur la paroi. Autant vous dire, que c’est exclu pour les filles, et moi je ne me pose pas longtemps la question, j’ai envie de profiter de mon voyage dans de bonnes conditions jusqu’au bout. Nicolas se tâte puis abandonne aussi . Ouf, j’aime autant! On descendra le long de la paroi avec une corde et chacun s’arrête au niveau qu’il souhaite pour sauter. On enchaîne 2 ou 3 sauts à 5 m et puis il est temps de regagner l’hôtel car il est déjà 13h30 passé. C’est bien fatigués que nous savourons notre repas à l’auberge. Une après-midi farniente s’impose.

Le lendemain, nous faisons un tour au marché pour goûter aux petits déjeuners colombiens. Nous savourons des arepas(galette de maïs) fourrées à la saucisse ou au poulet. Puis nous achetons fruits et légumes pour pique-niquer ce midi. Leurs avocats sont énormes et succulents ! Nous achetons un hamac super grand pour pouvoir nous prélasser à notre retour à Marcq et ainsi toucher encore un peu du doigt les vacances.

Puis nous sautons dans un bus pour gagner le joli petit village de Curiti, à 10 min de San Gil. Nous pique-niquons sur la place principale, au soleil. Après un bon café, nous voilà en route pour les piscines naturelles situées 10 min plus loin en tuk tuk. Comme c’est jour férié en Colombie, il y a plein de locaux qui s’y baignent et une bonne ambiance y règne.

Nous louons de grosses bouées pour faire comme eux, c’est à dire descendre les petits rapides de la rivière. Sensations garanties. On s’amuse bien.

Des colombiens viennent discuter avec nous, font des selfies avec nous, et il y en a même un qui nous interviewe et nous filme un bon moment. On les sent heureux d’avoir des étrangers qui viennent faire du tourisme dans leur pays, c’est synonyme d’ouverture pour eux et d’un temps plus paisible dans leur pays.

Après cette franche partie de rigolade, nous retournons au village de Curiti faire un petit tour avant de regagner San Gil.

Nous dînons à l’hôtel avec d’autres backpackers français. C’est très sympa d’échanger sur nos voyages respectifs et en quoi un tel voyage a pu nous faire grandir. Les filles ne sont pas en reste pour s’exprimer.

Bref, nous avons passé une excellente soirée.

Demain, à nouveau, 9 h de bus pour aller à Bogota.

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