Oh belle Amazonie, tu as touché mon coeur ! J1

Le 13/06/2019 – Ingrid.

Après une journée de pause à Quito où nous avons profité du jardin de l’hôtel Masaya et de ses espaces de détente, nous reprenons la route, direction l’Amazonie cette fois.

Nous nous rendons à l’hôtel Secret Garden de Quito, d’où part un bus privée le soir à 23h à destination de Lago Agrio, porte d’entrée de l’Amazonie. A peine installées que les filles s’endorment comme si elles étaient dans leur lit. Je les envie un peu. Mais je parviens malgré tout à somnoler un peu et Nicolas aussi.

A 6h du matin nous sommes réveillés par le chauffeur car nous sommes arrivés à destination. Les filles émergent difficilement  car elles étaient dans un sommeil profond.

Nous nous installons à la terrasse du bar Di Mario où nous avons rendez-vous seulement à 9h du matin avec le guide qui doit nous faire découvrir l’Amazonie. Une longue attente débute.

Enfin à 9h, on retrouve une partie de l’équipe. En minibus, on rejoint l’aéroport où l’on doit récupérer une touriste canadienne à 10h30. A 11h, son vol n’est toujours pas arrivé, le guide décide de prendre malgré tout la route, 2H de minibus étant nécessaire pour rejoindre l’embarcadère de la pirogue qui nous mènera enfin après 2h autre heure de voyage au Guyacamayo Lodge, en plein coeur du parc national Cuyabeno.

Sur la route, nous apercevons sur le bitume un boa constricteur qui s’apprête à traverser. Incroyable! Ni une, ni deux, le guide descend de voiture, et va capturer à mains nues le serpent. Il finit dans le minibus, dans un sac aux pieds de Colombe qui n’est pas rassurée, elle qui déteste les serpents. Nous échangeons rapidement de place et je m’assure régulièrement que le sachet reste bien fermé. Le guide prévoit de le relâcher au sein de la forêt primaire, c’est à dire au pied de notre Lodge. C’est rassurant!!!

Pour information, la forêt primaire signifie forêt d’origine. La forêt secondaire signifie la forêt que l’on a replantée après un épisode de déforestation, donc une forêt plus jeune et probablement un peu moins peuplée en animaux sauvages.

Heureusement, Macayla, la canadienne, parvient à nous rejoindre à l’embarcadère et c’est donc au complet que commence notre aventure en pirogue. Il fait un temps magnifique, le vert des arbres se découpe parfaitement sur le bleu intense du ciel. Quelle chance, quand on sait qu’il pleut normalement tous les jours de l’année dans la forêt amazonienne.

Le guide est déjà au taquet, et repère à des centaines de mètres les singes ou les oiseaux perchés dans les arbres. Je m’extasie à chaque instant et je pense que je fais les 2h de trajet avec la bouche ouverte, ébahie comme une enfant devant un spectacle de cirque. Je pousse des wouahhh régulièrement.

Nous apercevons d’entrée de jeux plein de singes: des singes écureuils relativement petits, des singes capucins, des singes laineux qui sont très gros, un anaconda posé dans son nid au dessus de la rivière, des oiseaux diverses tels que l’oiseau serpent ou bien encore de nombreux Hoazines et des hérons tigrés.

L’abondance de végétation est tout aussi époustouflante que la faune. Il y a de nombreux palmiers et plein d’autres arbres vers les quels grimpent des lianes gigantesques. Quel spectacle! On ne sait plus où regarder.

Nous arrivons au Lodge, à la fois heureux d’être arrivés après plus de 12h de trajet, et à la fois un peu déçus d’interrompre ce beau spectacle.

Nous prenons possession de notre chambre, relativement confortable. Tout le Lodge est construit sur pilotis, d’une part parce que le sol est très humide mais aussi pour nous sur-élever par rapport aux petites bêtes je pense, et pas que des petites, puisqu’un panneau mets en garde contre la présence de caïmans sous notre bungalow. Ok, c’est noté, on ne quittera pas les passerelles.

Après un petit temps de repos, nous voilà repartis pour une marche de nuit en plein coeur de la forêt amazonienne. Nous montons dans la pirogue sous le soleil mais sur le trajet on se fait rattraper par une pluie diluvienne. Nous enfilons bien vite les énormes ponchos que le Lodge nous a fourni ainsi que les bottes, mais malgré ça nous sommes trempés.

Nous débarquons toujours sous une pluie intense à l’endroit de notre marche. Nous avançons de nuit, avec nos lampes frontales sur le front à la suite de notre guide. Comme nous sommes à l’affût des animaux, nous progressons doucement. Nous cherchons à apercevoir de beaux spécimens d’araignées, de scorpions et de grenouilles. Mission accomplie, notre guide avec ses yeux de lynx, nous repère tout ça aisément. Tout d’abord l’araignée scorpion, puis Mahaut repère un scorpion sur un tronc d’arbre tout près de nous.

Puis nous voyons un immense crapaud. Une promenade de nuit dans une forêt est déjà impressionnante, mais quand il s’agit de la forêt amazonienne, je peux vous dire que le mot est faible, surtout quand on voit tout ce qui vit autour de nous à 1m du sentier sur lequel nous nous tenons.

Pour mettre un peu plus de piment, la pauvre Mahaut trébuche au moment d’enjamber un tronc d’arbre couché sur le chemin, elle se prend les pieds dans son poncho beaucoup trop long pour elle, et nous fait une pirouette à 50 cm du sol avec sa tête qui atterrit sur une racine d’arbre. Aïe! A la douleur s’ajoute probablement un peu la peur de l’endroit.

A peine remise de ses émotions, la pauvre me signale d’un air inquiet, sentir quelque chose qui la chatouille dans son t-shirt. Je regarde et effectivement une drôle de bête s’est glissée dans son t-shirt. Je n’ose la retirer moi même ne sachant si elle est dangereuse ou pas. Heureusement, le guide est réactif et la retire très vite. Ouf, ce n’était qu’un insecte quelconque! Mahaut n’est pas aux anges entre ces aventures, et la pluie intense qui continue toujours de tomber et de nous tremper. Elle est ravie quand elle regagne enfin la pirogue. Mais à ce moment là, elle me dit qu’il y a quelque chose qui la pique fort dans sa bote. On la retire très vite. C’était une petite fourmi qui se faisait plaisir en la mordant. Les filles n’ont qu’une hâte, regagner le Lodge, et franchement je peux les comprendre et j’admire une fois de plus la manière dont elles ont su affronter leur peur.

Sur le trajet du retour, le guide nous repère un caïman de bonne taille dissimulé sous les buissons. Pour les repérer dans la nuit, il éclaire les berges avec sa lampe puissante, et cherche à voir les yeux jaunes brillants du caïman luire dans la pénombre. Les filles sont tout excitées de croiser un tel spécimen.

Après une bonne douche et un bon diner, nous nous écroulons après cette très très longue journée, bercés par le chant des oiseaux et le cri de certains animaux.

 

Si vous voulez en savoir plus sur les animaux que nous avons vus, rendez-vous sur le super article de Mahaut !

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