A cheval dans le Cotopaxi.

31/05/2019 – Nico.

Depuis longtemps, Ingrid voulait renouveler notre expérience à cheval en Patagonie. D’après Hélène, de « Tout l’Equateur », Le parc national du Cotopaxi s’y prête vraiment bien. Aussi, nous avons appelé Patricio, son contact dans le parc, et nous nous sommes installés dans un petit Hostal familial un peu à l’extérieur. Hier après midi, nous avons profité du salon très accueillant pour faire des jeux de société, mais aussi des devoirs au coin du feu. En effet, nous avons repris un peu d’altitude et il fait bien froid dehors.

Ce matin, nous partons donc bien couverts jusqu’à la petite ville de Machachi où vient nous chercher le père de Patricio. Au bout d’une bonne demi-heure de pickup sur des routes approximatives, nous découvrons nos chevaux… et nos tenues de chagras ! Les « Chargas » sont les cow-boys équatoriens, l’équivalent des « Gauchos », en Argentine. N’empêche que nous sommes bien contents d’enfiler de gros pantalons en cuir et des ponchos bien chauds car aujourd’hui le temps est fort nuageux. Alors on est certes un peu moins authentique que Patricio mais on a le look tout de même !

Une fois en selles, nos souvenirs de Patagonie nous rattrapent vite et les galops nous titillent déjà. Seulement cette fois, le chemin monte sacrement dans la montagne.

Rapidement, nous voilà dans le parc du Cotopaxi, ce fameux volcan emblématique de l’Equateur. Nous ne le verrons pas aujourd’hui car le ciel est très bas. Pourtant nous sommes subjugués par les paysages autour de nous. Nous chevauchons parfois à travers les nuages, qui semblent se dissiper à notre passage, et rendent la cavalcade si mystérieuse.

Nous sommes dorénavant en pleine nature. Nos chevaux n’ont cessé de grimper depuis déjà bien longtemps et nous voilà à plus de 4000m d’altitude ! Malgré cela, appelés par l’espace immense devant nous, nous les poussons au trot, puis au galop. Les filles rient aux éclats et paraissent très à l’aise du haut de leurs montures. Ingrid, la plus expérimentée s’amuse comme une folle à faire courir son étalon. Quant à moi, je suis vraiment heureux, et assez épaté de voir mon cheval répondre aussi bien à mes consignes de débutant. Il faudra juste qu’on m’explique comment éviter de m’écraser les noix à chaque sursaut…

Au pied du cratère du Rumañuahui, nous laissons nos chevaux, tout transpirants malgré le froid, se reposer un moment pendant une période pique-nique méritée par tous.

Le retour est tout aussi magique pour chacun de nous. Patricio nous met seulement en garde pour la descente : les chevaux s’emballent facilement sur le retour. Il est préférable de bien les contrôler.

Nous serons de retour en début d’après midi, contents de descendre de nos selles après ces 3heures 30 mémorables. Au delà des souvenirs extraordinaires de cette journée, nous en garderons quelques courbatures pour les jours à venir.

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