Les plantations de thé

1/08/2018 – Ingrid

De nombreuses légendes entourent le mystère de l’origine du thé, la plus ancienne remonte à 2737 av J.C en Chine.

Mais qu’en est-il du thé Sri Lankais ?

Le Sri Lanka a été une colonie anglaise de 1802 à 1948.

Dans les années 1830 la culture du café était omniprésente mais en 1865 une maladie vint ravager les plantations de café. Un Ecossais du nom de James Taylor partit alors en Chine et en revint avec des plants de thé et le savoir-faire de cette culture. C’est ainsi que la culture du thé fut implantée au Sri Lanka et que les pentes se couvrirent en un temps record de cette plante grâce au travail acharné des Sri Lankais.

Le théier est un arbuste qui craint le froid et la sécheresse. Il doit être exposé au soleil dans des régions humides et chaudes. Il ne commence à produire qu’après 5 ans et le travail du planteur consiste  à limiter sa taille à 1,50m.

Le thé se récolte toute l’année, tous les 8 à 15 jours selon les régions. C‘est au dessus de 1200m que l’on trouve les meilleurs thés.

La cueillette est effectuée par les femmes Tamoules. Elles cueillent les feuilles vertes claires, jusqu’à 20 kilos par jour, qu’elles mettent dans une grande hotte qu’elle porte sur leur dos. L’idéal étant de cueillir deux feuilles et un bourgeon afin d’obtenir par la suite un thé de qualité.

Elles travaillent de 7h à 11h le matin puis en fin de soirée. Elles touchent 400 roupies par jour, soit 2,30 euros. Toutefois leur famille bénéficie d’avantages sociaux comme dans nos corons: logement, école, soins médicaux. Et leurs conditions de travail sont très durs.

Après la cueillette, on distingue 5 étapes avant d’obtenir le thé final.

Le séchage:

Les feuilles sont ensuite étalées sur un grand séchoir afin d’enlever toute l’humidité, grâce à de grands ventilateurs. La feuille devient ainsi plus malléable.

Le roulage:

Grâce à une sorte de presse, les feuilles sont écrasées et roulées, afin d’en extraire le suc, qui confère au thé sa saveur caractéristique.

Pour info, seuls les thés blancs ne subissent pas de roulage pour leur fabrication.

L’oxydation:

C’est une étape cruciale car c’est le moment où le thé prend toutes ses qualités. Elle noircit les tissus végétaux jusqu’à atteindre une teinte cuivrée.

Les thés verts et blancs sont peu oxydés, à la différence du thé noir.

Donc selon le thé que l’on veut obtenir, on poussera plus ou moins sur l’oxydation.

La déshydratation ou dessiccation.

Il s’agit de retirer rapidement l’eau des feuilles et de stopper l’oxydation. Les feuilles vont être mises dans un grand four à 90 degrés pendant 20 minutes environ. Si elles sont insuffisamment séchées, elles vont moisir et si trop, elles vont perdre en saveur.

Le triage:

L’opération qui s’effectue à travers une série de 13 tamis au grillage plus ou moins serré, va permettre de déterminer les appellations des différents thés. Le thé qui sort en grains fins est très fort. Le thé en filaments est plus doux.

95% de la production de thé est ensuite emballée dans des sacs de 250 kg. Le thé est envoyé à Colombo à de grands industriels qui le revendent à l’exportation soit tel quel, soit transformé avec des arômes ajoutés pour donner une saveur de cannelle ou de fruits rouges…….

Pour info, le rooibos, appelé thé rouge, n’a du thé que le nom. Il s’agit d’une simple infusion d’herbes. Le maté n’est également pas du thé, mais une infusion d’un arbuste originaire de l’Amérique du Sud.

Enfin, voici de bonnes raisons de boire du thé:

Le thé a des pouvoirs antioxydants. En plus d’être une bonne source de vitamines C et B2, le thé contient du béta-carotène et des minéraux comme du calcium, du magnésium, du cuivre et du zinc.

Il s’avèrerait aussi que les thés non oxydés auraient des propriétés anticancéreuses. Ce sont également de puissants antioxydants qui aident à prévenir les maladies inflammatoires et coronariennes.

Alors, à vos théières mesdames!!!!!

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