Oh que tu es belle Seymour avec tous tes oiseaux ! : J4

Le 23/05/2019 – Ingrid.

 

Très tôt, à 6h du matin, nous débarquons sur l’île de Seymour nord pour aller observer les fous à pattes bleues (appelés Booby en anglais) et des frégates au cou rouge qui se gonfle en période de reproduction.

Et dès nos premiers pas sur l’ile, nous découvrons plein de frégates différentes et des mouettes nocturnes. Ces dernières sont d’excellents pêcheurs de nuit, leurs yeux leur permettant de voir les poissons de très loin, et ceci en pleine nuit.

Les frégates, quand à elles, sont de piètres pêcheurs et par conséquent, malheureusement, un certain nombre d’entre elles meurent de faim. En effet, elles sont souvent affamées, à tel point que lorsqu’elles ont un petit, elles doivent veiller constamment sur lui afin que ses congénères ne le mangent pas. Ah bienheureuse la mère protectrice ! Le père ne fait pas rien, rassurez-vous, il va pêcher et ramène sa pitance à sa famille.

C’est émouvant, au petit matin, de voir la mère couver ses oeufs et protéger ses petits. Les frégates pondent leurs œufs dans « un vrai nid », c’est à dire fait de petites branches.

Nous pénétrons un peu plus sur l’île, où nous croisons de nombreux phoques qui s’étirent à la lueur du soleil levant.

Puis nous apercevons les frégates avec sous leur cou, une énorme boule rouge gonflée. J’espérais en voir, je suis gâtée. Ce sont les mâles qui ont cette spécificité. Ils gonflent leur cou à la période des amours, et font ainsi les fiers pour se faire remarquer des femelles, tout en caquetant. Ils peuvent même voler avec cette énorme boule rouge  sous leur cou. Wouah, ils sont beaux à voir!

Puis en avançant d’avantage sur le chemin, nous croisons à nouveau des fous à pattes bleues. Les mères sont entrain de couver leurs petits dans des trous creusés à même la terre, et autour desquels elles ont pris soin de marquer leur territoire avec leurs excréments.

On admire leurs pieds d’un bleu turquoise très particulier. Ces oiseaux sont magnifiques. C’est une espèce endémique des Galápagos.

Notre guide naturaliste, Léo, nous explique alors comment reconnaître le mâle de la femelle.

La femelle est souvent plus grosse, et au niveau des yeux, elle a ses pupilles beaucoup plus grosses.

Pendant la période des amours, le mâle tente de la séduire en chantant et en dansant. Oui, ce n’est pas une blague, on l’a vu faire ses petits pats très charmants et ça ne m’étonne pas que les femelles craquent. Ils s’accouplent alors pour une année, le temps nécessaire pour avoir des petits et leur apprendre à voler et donc à être autonomes.

Ensuite, nous nous retrouvons nez à nez avec un magnifique iguane terrestre, aux teintes jaunes, sur le chemin. Qu’il est beau et impressionnant! Colombe accepte de poser à côté de lui.

Puis le temps de remonter sur le bateau est venu, un petit déjeuner nous attend. Toutes les excursions sont chronométrées, le parc national autorise un temps bien précis à chaque endroit. C’est aussi ce qui permet d’être seuls sur place et qui fait que les groupes se succèdent sans se gêner. Tout compte fait, c’est une organisation plutôt plaisante et surtout qui permet au mieux de préserver la tranquillité des animaux.

 

La suite de la matinée est moins amusante. On retourne à Baltra pour déposer ceux qui terminent leur croisière, notamment Florent et son épouse Kate, trop sympas. Ils débarquent vers 8 h du matin. Puis nous attendons à bord, jusqu’à midi d’autres touristes qui doivent embarquer: 2 israéliens, 2 suisses, 1 américain.

Nous en profitons pour faire une partie de jeux de société avec les filles. Et oui, on aime toujours autant ça!

Après un déjeuner rapide et 40 min de navigation, nous voilà sur la splendide plage de « Las Bachas », au nord de l’île de Santa Cruz. Le sable est blanc et fin, l’eau turquoise et d’une transparence absolue. Bref le cadre idyllique!

Nous débutons par une petite marche sur la plage en espérant y croiser des tortues venues y pondre, mais généralement elles font plutôt ça la nuit. Nous n’en croisons pas, mais nous nous consolons avec deux iguanes marins et aussi en voyant nager une tortue, une raie et un pingouin.

Puis le temps est venu de se mettre à l’eau. Mahaut reste sur la plage car elle a vite froid dans l’eau. Elle joue à la marelle.

Soudain, nous voilà entrain de nager avec deux magnifiques tortues. Comme nous sommes proches de la plage, nous appelons vite Mahaut pour qu’elle vienne nous rejoindre. Et là, fantastique, nous allons nager, en famille, avec les tortues pendant près de 20 minutes. Nous les toucherions si nous tendions la main, mais par respect pour elles, nous ne le ferons pas. C’est de la responsabilité de chacun de préserver cette riche faune.

Tout heureux nous remontons à bord car une longue navigation de nuit nous attend pour gagner d’ici 5h du matin l’île de San Cristobal, plus à l’est.

 

 

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