1er jour dans le Sud Lipez en Bolivie.

Le 11/04/2019- Ingrid.

Après un passage de frontière Chili-Bolivie un peu lent et au milieu de rien à 4700 m, nous faisons la connaissance de l’équipe de l’agence Alexandro (basée à Tupiza). Les chauffeurs, Carlos et Fredy, paraissent d’emblée sympathiques et les 4*4 supers. C’est donc avec eux que nous allons découvrir le Sud Lipez pendant les 3 prochains jours.

A la demande des enfants et avec l’accord du chauffeur, nous faisons une voiture enfants et une voiture parents. Tout le monde est content.

Dans notre voiture, Carlos, qui parle un peu français, donne le ton en mettant tout de suite plein de musiques françaises, très éclectiques, en passant de Maître Gims à Edith Piaf, et même des chansons pour enfants. C’est très drôle. Il a aussi des tubes beaucoup plus récents et alterne aussi avec de la musique locale.

Notre périple se fera donc en musique et commence par un stop à la Laguna Blanca qui est gigantesque et somptueuse ! En route, nous croisons de belles vigognes.

Puis nous poursuivons par un arrêt à la Laguna Verde, au niveau d’un point de vue un peu en surplomb des deux lacs et qui nous offre donc un très beau panorama.

Le guide nous explique que la Laguna Verde est moins verte depuis 2 mois et que les boliviens ne s’expliquent pas pourquoi.

Mais malgré tout, tout est beau autour de nous. C’est la bouche ouverte que nous admirons ce nouveau décor.

Puis nous roulons jusqu’à un bain thermal naturel en plein air, à 38 degrés (à 4400 m d’altitude) dans lequel nous nous relaxons un moment en admirant les somptueux paysages qui nous entourent.

L’heure du déjeuner est arrivée et le moment de faire connaissance avec Santou, la cuisinière, est venue.

Nous nous régalons vraiment avec ce qu’elle nous a préparé. Nous sommes gâtés : entrée, plat, dessert.

C’est repus que nous mettons le cap sur le désert de Salvador Dali où des roches sont  disposées naturellement de manière étrange et ce paysage a inspiré un célèbre tableau au peintre, d’où son nom.

Ensuite, nous allons découvrir des geysers d’où des fumerolles s’échappent de nombreux cratères béants. Une forte odeur de souffre en émane et ça bouillonne de tout côté, d’ailleurs le guide nous met en garde de ne pas nous approcher trop près, un touriste s’étant fait brûler gravement il y a quelques mois.

Colombe est impressionnée par ce décor.

Nous sommes à 5000 m d’altitude, et personne ne se sent mal.

Puis nous enchaînons sur la splendide Laguna Colorada, qui est le clou de la journée. C’est une immense lagune de 64 km2 de couleur rouge. Ce sont des micros algues qui lui donnent sa couleur. Nous la longeons un long moment en voiture puis faisons halte à proximité afin d’y faire une balade à pied. Un nombre impressionnant de flamants roses de différentes espèces vivent là. Sous la lumière chaude et rasante du soir, le cadre est vraiment splendide, avec au premier plan des petites touffes d’herbes mordorées, puis l’eau bleue sur le pourtour, et enfin l’eau pourpre où se tiennent majestueux des centaines de flamants roses. Je fais : « wouah » une nouvelle fois tellement je suis conquise par la scène. Nous sommes tous éblouis par la beauté du lieu, même les enfants !

A regret nous reprenons la route, avec l’ombre du soir qui vient progressivement recouvrir le site derrière nous. Nous gagnons la petite ville villa Del Mar, perdue au milieu de rien, pour y dormir dans un refuge troglodyte. Un des murs de notre chambre est formé par la falaise attenante.

Encore une fois, la cuisinière va nous concocter, en un temps record, un excellent  et pantagruélique repas. Au menu : soupe qui réchauffe tout le monde (car il fait froid à plus de 4000 m d’altitude), côtes de lama, riz et légumes et pour finir une crème au chocolat. Pour accompagner tout ça, ils ont eu la délicate attention de prévoir une bouteille de vin rouge. Le bonheur quoi !

C’est la première fois que les filles et les copains vont dormir si haut à 4090m, et cela, fort heureusement ne va nous causer aucun problème, chacun va dormir d’un sommeil profond. Il est vrai qu’entre les levers matinaux, les journées bien remplies, l’altitude et les fortes variations thermiques au cours de la journée (dans la journée 18 degrés, et dès que le soleil se couche, le température descend très vite pour atteindre les moins 10 facilement), la fatigue est bien là.

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