Le canyon de Talampaya.

26/03/2019 – Nico.

De Mendoza, la route pour Salta est très longue. Aussi, nous décidons de la couper en deux pour aller voir un canyon dans la région de La Rioja. Nous prenons un bus de nuit qui nous débarque à la Rioja à 5h du matin. Courte nuit, mais plutôt confortable dans des sièges « camas » qui s’inclinent à 120°. De là, nous enchainons 2h plus tard sur un autre bus de 5h vers le village de Villa Union. 5h tout même ? Ah oui, on n’avait pas regardé avant…

Ce matin, nous partons donc en excursion dans le parc de Talampaya. Nous avons pris un guide, c’est obligatoire et nous avons opté pour une randonnée de 4h30 dans le canyon du même nom, ainsi que dans les gorges de Don Edouardo. Ici, le ciel est bleu 300 jours par an et la température monte, hiver comme été, à 30°C ; aujourd’hui, c’est donc l’exception car le ciel est couvert et il fait à peine 20°C. Dommage pour les photos, mais tant mieux pour la chaleur.

Notre guide, Sergio (de l’agence Runacay) est très sympa. Il est natif de la région et il est même descendant du fameux Don Edouardo, ancien propriétaire des lieux avant qu’ils ne deviennent un parc national, patrimoine mondial de l’humanité.

Nous entrons donc tous les cinq entre ces deux falaises de 150m de haut chacune. Tout de suite, nous croisons un nouvel animal, jamais rencontré auparavant : un mara. Il y en avait même deux ! Je laisse le soin à Mahaut de vous le présenter dans un article à venir, mais voici tout de même une photo.

La présence de nombreux condors indique, d’après Sergio, qu’un animal a été probablement tué récemment par un puma. Il y en a une centaine dans le parc ; ils sont difficiles à observer car ils se cachent des hommes. Sergio nous met cependant en garde de l’attitude à avoir en cas de rencontre. Nous verrons tout de même des traces récentes, dans le sable, d’un très gros puma mâle.

Un peu plus loin, nous testons l’écho qui se répète 4 fois entre les murs gigantesques. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de passage aujourd’hui et nous semblons être les seuls sur le site.

 

Nous croisons un guanaco, semblable à ceux rencontrés en Patagonie.

Puis, dans les gorges Don Eduardo, nous escaladons les rochers dans un magnifique labyrinthe naturel de roches rouges.

Nous mangerons nos sandwiches en haut d’un mirador qui nous offre une vue splendide sur le canyon. Dommage qu’il fasse gris aujourd’hui…

Au fur et à mesure de la marche, Sergio nous parle des dangers présents dans le parc. Tout d’abord la pluie : il pleut environ 5 jours par an, mais en quelques minutes seulement l’eau peut monter d’un mètre.

Il y a ensuite la faune, particulièrement agressive ici. Dans les arbres, de nombreuses veuves noires se cachent dans les branches. Ce sont des petites araignées noires et rouges qui ont un venin particulièrement puissant. Sergio nous demande également de ne pas soulever de pierres car elles sont les abris naturels de scorpions et de serpents à sonnettes.

Les pumas sont évidemment une menace, et même les guanacos peuvent être agressifs si on entre dans leurs territoires. Cependant ce que redoute le plus Sergio, ce sont les taureaux sauvages qui sont à repérer de loin pour éviter à tout prix leur rencontre.

Sur le tronc d’un vieil arbre, nous croisons un gros insecte, long d’une dizaine de centimètre, dont j’ai oublié le nom en espagnol. Il est, selon Sergio, capable de tuer un cheval en quelques minutes… Décidément, ce parc n’est pas très accueillant.

Voici encore deux photos de famille pour le plaisir…

…et demain, nous partons pour Salta. 5 heures de bus pour retourner à La Rioja, puis une nuit complète en bus cama nous attend.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *